Haruki MURAKAMI

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond d’Haruki MURAKAMI aux éditions 10/18 Poche

 

Haruki MURAKAMI est né au japon en 1949. Il a une double culture, japonaise et occidentale car il a suivi des études universitaires sur la culture occidentale (littéraire, philosophique, cinéma, musique, etc.) Il a été plusieurs fois sur la liste des prix Nobel de littérature.

Après l’université, il ouvre un club de Jazz qui lui permet de gagner sa vie. Il décide d’écrire un livre qui est une suite de nouvelles. Ce livre est rédigé dans la nuit après la fermeture de son club, il remporte un prix réputé au Japon.

Suite à ce succès, il veut se consacrer à l’écriture. Il vend son club de Jazz et adopte un autre style de vie. Fini l’alcool, le tabac et la surcharge pondérale. Tout naturellement, il se met à courir sérieusement, 10 kms par jour, six jours sur sept. La course à pied à une influence non négligeable sur son mode de vie et sur sa façon d’écrire. Cette influence lui donne envie d’écrire un livre sur ses rapports avec la course à pied. Il mettra dix pour murir.

Le livre se présente sous forme de journal où il raconte ses courses et préparation avec des digressions philosophiques d’un homme cultivé ayant un statut d’écrivain largement reconnu. Son approche/analyse du vieillissement d’un sportif et d’un écrivain est pertinente. Je pense que l’équilibre est plus difficile à maintenir pour un sportif par rapport à un écrivain face à la vie.

A 40 ans, il décide de relever un défi, participer à un ultra marathon de 100 kms. Il s’inscrit donc au 100 kms de l’île japonaise d’Hokkaido. Il prépare comme il le dit sérieusement cette course. Jusqu’au 42 ième km (barrière symbolique du marathon et distance jamais franchie auparavant) tout va bien, c’est-à-dire tout ce passe comme il l’avait prévu. Ensuite son corps se rebelle, ses muscles n’obéissent plus, il doit se battre pour ne pas marcher, ne pas abandonner et ceci jusqu’au 75ième km. Tout à coup, il rentre dans une sorte de plénitude où la douleur disparait, il termine tranquillement en appréciant le paysage. Incompréhensible pour lui et pour nous aussi. Suite à l’entrainement sérieux et cet ultra marathon il tombe dans le blues du coureur. Il s’entraine beaucoup moins et a moins d’appétence pour la course à pied. C’est un état d’esprit connu qui se déclenche après une overdose de course à pied (entrainement intensif, nombre de course, longue distance). Pour lui se sera un bouleversement dans sa vie. Il va continuer la course à pied mais dans le cadre du triathlon.

Il nous raconte quelques-uns de ces marathons (New-York, Boston) et son expérience du Triathlon qu’il abandonne pendant quatre ans suite à une expérience malheureuse. En 2006, il court au moins un marathon et un triathlon par an.

Il a commencé à courir en 1982 (33 ans). Il a écrit ce livre en 2005, il pratiquait donc la course à pied depuis 23 ans. Il a participé à près de 30 marathons. Aujourd’hui je sais où il en est en littérature mais pas en course à pied !!

Le livre est à votre disposition si vous avez envie de le lire.

JC-CJAC